Jours 68-73: Alamo – Del Rio – Pecos River – Marathon

Nous quittons officiellement la plage pour quelques semaines. Les prochaines que nous croiseront seront du côté du Pacifique! Mais pour se rendre jusque là, il faut d’abord que nous traversions plusieurs centaines de kilomètres afin de traverser ce qu’il reste du Texas, puis le Nouveau-Mexique, l’Arizona, et enfin nous rejoindrons la Californie. Alors en attendant les prochaines plages, c’est un tout autre décor qui nous attend. Un décor austère et grandiose à la fois. Un décor de sécheresse et de désert à perte de vue. Un décor où on les plus grands arbres n’atteignent pas mon toit. Ce sont partout des broussailles, des ronces et des cactus que l’on voit. Mais dans toutes ces couleurs terre, si on prend le temps de regarder vers le sol quelques instants, on pourra y apercevoir des milliers de petites fleurs sauvages. Des rouges, des jaunes, des violettes qui s’entremêlent dans une jolie aquarelle. Elles sont minuscules et poussent à ras le sol. Mais elles sont bien là.

On retrouve également ces couleurs vives dans les villes qu’on croise: dans les étalages des marchés aux puces, sur les vêtements des habitants et même dans les cimetières qui sont remplis de grosses fleurs aussi pimpantes que tout le reste. L’influence mexicaine se ressent bien. Et en premier lieu dans la langue d’usage! On longe la frontière du Mexique pendant un grand bout du trajet. Parfois, on se demande si on n’a pas traversé sans s’en rendre compte tellement on s’y croirait.

On campe dans toutes sortes de camping pendant ces quelques jours que nous prenons pour se rapprocher du Big Bend National Park, notre prochaine destination. Il y a d’abord un vieux camping abandonné qui date d’il y a quelques dizaines d’années. Il est entretenu par les gens qui y viennent et qui y collaborent en communauté. L’un a installé une corde à linge commune, l’autre s’occupe de nettoyer les salles de bain qui ont du vécu (mais qui fonctionnent toujours!) et un autre encore se charge des commissions au village pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer. Un grand terrain ou règne une espèce d’aura d’une autre époque. Une vraie place de hippie comme dirait Jérémie! Ensuite, un tout petit camping du Parc National Amistad à 6$ la nuit et encore un autre, toujours sous la gouverne d’Amistad, mais qui a lui aussi été abandonné depuis longtemps. Sauf que lui n’a pas eu l’amour du premier et est totalement en friche. Mais la vue…!!! Il se dresse au dessus de la Pecos River, tout près du « High Bridge » qui passe à 300 pieds au-dessus de la rivière. Le ravin qui mène en bas se compose de limestone dont nous pouvons observer les couches; toutes de teintes différentes qui témoignent des millénaires passés. tout en bas, un tout petit filet d’eau s’écoule à deux pas du Rio Grande et de l’autre côté, un troupeau de chèvres sauvages broute tranquillement sans se faire déranger.

Et enfin, un dernier dodo à Marathon, dans une halte routière, la plus près du Big Bend qu’on peut trouver. Et encore, il nous restera une autre heure de route avant d’y arriver demain, mais on y est presque!

Arrêts, activités et coups de coeur:

La ville d’Alamo, avec son marché aux puces coloré et abordable. Et puis aussi le Landmark on Tower, un Harvest Host coloré et sympathique avec des food trucks, un Beer wall (très chouette comme concept!) et de la pizza dessert aux fraises. Tsé, tout pour plaire!

Goûter à des « nopales » préparés d’une main de maître par une dame qui a clairement déjà fait ça! Ce sont les gros cactus ronds qu’on voit partout ici. Plutôt bon! Ça goûte les haricots verts une fois cuits. Nous avons aussi goûté des pacanes de la région: délicieuses!!!

Le camping de Falcon Heigts, pour le pratique et gratuit de la chose.

La vue au Pecos River High Bridge.

Ah oui… et un souper dans un steakhouse est un passage obligé ici. Nous avons choisi le Texas Roadhouse, principalement pour le cactus blossom et les margaritas 😉

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