Avant tout, comme je suis un cochon de confiance, voici le retour sur l’effort anti-moustique de Papa: Babar est maintenant très bien isolé contre les bibittes en tout genre (Bravo Papa!). Ceci dit, ça leur prendrait peut-être un panneau d’arrêt à la porte d’entrée, car elles ne se gênent pas de s’introduire quand on a le malheur d’ouvrir la porte même pour une fraction de seconde. Deuxième information sur les bibittes: elles n’ont pas vu de cochon souvent, car j’ai été très populaire auprès d’elles en allant faire mes besoins dehors ce matin! Je vais me le tenir pour dit et attendre que le soleil soit bien haut les prochaines fois…
Mais une fois cette mésaventure de mouches noires terminée (pour le moment), les kilomètres recommencent à défiler en alternant entre la belle asphalte neuve, certains tronçons un peu plus usés et carrément la route de terre. Papa pratique sa conduite sportive de clutch-déclutch (même pas besoin de faire du hors route!) et le paysage défile au rythme des épinettes noires, certaines toutes dénudées en raison de feux de forêt passés, et des camions que nous croisons. Nous arrivons finalement, plusieurs heures plus tard, à Fermont, dernière ville avant le Labrador! Nous y sommes accueillis par les immenses mines à ciel ouvert d’Arcelor Mittal. C’est gigantesque! Et juste après, on se fait tout bien organiser par les sympathiques employées du bureau d’info touristique (les garçons ne manquent pas de récupérer leurs autocollants!) pour passer notre après-midi ici. J’attends sagement (je suis toujours sage quand j’ai l’occasion de faire la sieste) pendant que mes humains randonnent allègrement sur le Mont Daviault et admirent la vue de cette étrange ville qu’est Fermont. Avec son mur-écran qui rassemble la plupart des commerces de la ville et de nombreux logements, elles semble prête à tout, perdue toute seule au bout de sa Côte-Nord. Ça fait vraiment étrange de parcourir ses corridors où on voit apparaitre tantôt une garderie, tantôt une fenêtre donnant sur l’immense piscine intérieure et plus loin une paire de souliers laissés à la porte par les locataires. Il règne une drôle d’ambiance entre les murs d’un beige d’une autre époque de cette bâtisse-ville qui protège les quelques maisons individuelles qui se cachent derrière. On y ressent l’âme communautaire qui l’habite tout en réalisant combien elle est isolée du reste du monde. C’est un endroit bien particulier à visiter, mais très accueillant pour les voyageurs de grand chemin qui osent s’y aventurer. Merci Fermont de nous accueillir pour la nuit!






Arrêts, activités et coups de cœur:
Le Mur-écran qui est clairement à visiter pour son côté inusité!

Le Mont Daviault qui comprend 4 beaux sentiers de randonnée et qui, à la croix, donne une vue imprenable sur la ville et son mur.

La mine Arcelor Mittal, que nous n’avons pas pu visiter (enfants âgés de 10 ans et plus seulement), mais que nous avons croisée et qui était impressionnante même de loin.

Et il ne faut pas manquer (comme partout où on voyage d’ailleurs) le bureau d’information touristique avec son immense véhicule minier (semblerait que ceux utilisés actuellement sont encore beaucoup plus gros que celui là!!!) pour savoir quoi faire pendant notre séjour ici.


merci pour ces informations de Fermont !
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