Après une jolie nuit au bord du lac Gander (où les garçons ont même osé prendre une saucette avant de se coucher!), Papa et Maman décident de défiler la route afin qu’on ait le temps de profiter un peu de la péninsule de Port-au-Port avant d’aller prendre le traversier vers la Nouvelle-Écosse. Mais comble de malheur, environ 2h heures avant d’arriver, quelque part au milieu de la transcanadienne entre les montagnes qui empêchent le réseau de se rendre à quelque téléphone que ce soit, Babar ne veut plus avancer (une histoire d’essieu arrière…)!! Conférence au sommet pour évaluer nos options, il est finalement décidé de faire un tour de passe-passe à Babar pour essayer d’au moins sortir d’ici et se rendre au garage le plus proche (pas si proche que ça si vous voulez mon avis!) à 50 km/h sur l’autoroute. Ça nous confirme d’ailleurs nos observations précédentes, à savoir que les terre-neuviens sont des gens très patients et courtois sur la route (et dans la vie en général)!! On réussit à se rendre finalement dans la petite ville de Stephenville, dans la cour d’un garage qui, nous l’espérons, pourra aider Babar demain matin. Le proprio vient d’ailleurs nous saluer, car le mot s’est vite passé qu’un étrange Defender était garé sur sa propriété! Fort sympathiques, M.Madore et sa femme ont vite tenté de nous rassurer… en ne promettant rien toutefois étant donné que les grands éléphants ne courent pas les rues par ici. Il me semble bien l’avoir entendu dire que ça nous prendrait un petit miracle… qu’il a réussit à accomplir le lendemain! À 9h tapant, pendant que je m’installe confortablement au soleil et que Maman et les garçons partent explorer la ville et sa plage à pied (autant profiter des commodités!), Papa et le mécano étudient la question dans tous les sens: appelle un contact par-ci, sollicite un volontaire par là, taille un morceau sur mesure entre ça… Plusieurs heures plus tard, grâce à leur persévérance, Babar roule de nouveau!! Bon, c’est un peu artisanal et il aura besoin de bons soins une fois de retour à la maison , mais pour le moment, nous devrions au moins réussir à attraper notre traversier.





Après avoir promis de donner des nouvelles de notre sort, on se rend donc donc tout près de Port-aux-Basques pour être prêts à embarquer le lendemain. Nous devons être au port au plus tard à 9h45 pour passer à travers la gymnastique de la sécurité et des centaines de passagers du traversier. Babar et moi nous installons donc confortablement pour passer ensemble les 7 prochaines heures en mer pendant que nos humains vont s’asseoir sur le pont des passagers, avec leurs sacs à dos, le lunch et de quoi s’occuper pour la traversée vers le continent. Pendant que la côte s’éloigne doucement, on en profite pour se remémorer nos coups de coeur de cette île singulière, avec ses paysages et ses gens colorés qui nous a tous conquis depuis notre arrivée. Merci pour ton accueil Terre-Neuve!



Une fois les quatre pattes (et les 4 roues!) bien ancrées sur la terre ferme, on attaque maintenant de front la mission se rendre à la maison, en un morceau idéalement, car il nous reste encore quelques 1500 kilomètres avant que Babar puisse se reposer un peu. Nous avons essayé de voir si quelqu’un pouvait s’en occuper en Nouvelle-Écosse, mais il faudrait le laisser ici pour l’été… Le plan est donc d’avancer doucement vers chez nous pour tenter de se rendre à bon port sans autre bris. Je vous tiendrai au courant promis!
Arrêts, activités et coups de coeur:
Les arrêts ont été écourtés pour le moment, mais la gentillesse des gens de Terre-Neuve et particulièrement celle de nos bons samaritains sera notre coup de coeur de la région!!

